...l’espace d’une journée, les projecteurs de l’Histoire sur une ville d’Amiens en plein chaos.


Louise Dessaivre-Audelin évoque, lors d'une soirée exceptionnelle à Saint-Fuscien le vendredi 14 mars à 18h30,"l'impératrice au chevet des amiènois victimes du choléra"

Juin 1866. Les années de crise s’éloignent, Amiens s’embellit. Quand, soudain, le fléau du choléra déferle sur la cité sans défense. Devant le spectacle quotidien de la mort, la terreur s’empare des habitants. Alors que tout espoir semble perdu, l’impératrice décide de venir en personne témoigner sa sollicitude de souveraine aux habitants de la cité meurtrie. Volontairement médiatisée par la propagande impériale, la visite d’Eugénie braque, l’espace d’une journée, les projecteurs de l’Histoire sur une ville d’Amiens en plein chaos. A l’aide de nombreux témoignages contemporains et de documents inédits, l’auteur nous livre le récit captivant de ce drame méconnu de l’histoire amiénoise.


Un rendez-vous à ne pas manquer:


vendredi 14 mars à 18h30
"l'impératrice au chevet des amiènoisvictimes du choléra"
Louise Dessaivre-Audelin nous présentera son livre et le récit captivant de ce drame méconnu de l'histoire amiènoise.

 

Cet exposé précédera notre assemblée générale, Louise Dessaivre se tiendra à votre disposition à la fin de notre assemblée pour la signature de son livre.

Saint-fuscien Salle Gentien 14 mars à 18h30

 

 

L'impératrice Eugénie visitant les cholériques à Amiens.
Auguste FERAGU

© RMN-Grand Palais (domaine de Compiègne) / Thierry Le Mage 
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L'impératrice Eugénie visitant les cholériques de l'Hôtel-Dieu à Amiens
Paul-Félix GUERIE

© RMN-Grand Palais (domaine de Compiègne) / Thierry Le Mage


Auguste Feragu et Paul-Félix Guérie ont représenté le même événement, mais ils l’ont mis en scène de façon totalement différente.
Le choléra est pratiquement absent du tableau d’Auguste Feragu. L’impératrice est représentée sortant de l’hôtel-Dieu et le peintre insiste davantage sur le caractère officiel de sa visite à Amiens. L’œil est attiré par ce petit garçon présentant une supplique à la souveraine, qui tend majestueusement la main pour la recevoir et montre ainsi que le pouvoir impérial est à l’écoute des problèmes et des aspirations du peuple.
A l’inverse, le choléra est au centre du tableau de Paul-Félix Guérie. Méprisant la mortelle contagion, l’impératrice se penche sur le lit d’un malade qu’elle réconforte. L’œuvre a une portée beaucoup plus sociale. L’univers hospitalier est représenté ici dans toute sa laideur : bâtiments vétustes aux murs lépreux, promiscuité, hygiène sommaire… L’impératrice est présentée comme un personnage proche de la misère du peuple.

 

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